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l'art islamique
et oriental |
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dernière m.a.j. le 3/03/10 |
| 21 rue du Fbg Montmartre 75009 Paris tél 01 45 62 27 76 fax 01 48 24 30 95 |
L'originalité de l'art islamique est indéniable, malgré
sa genèse liée aux cultures prédominantes des territoires
conquis. Nomades, dépourvus à l'origine de traditions artistiques,
les Arabes ont su néanmoins tirer parti des peuples qu'ils ont envahis
et soumis - romains, coptes, byzantins, turcs, sassanides, mongol, rajputs,
berbères- en les transformant toutefois par des apports personnels.
Leur dépendance aux principes de la loi sacrée n'exclut pas le
pluralisme des manifestations artistiques
Comme dans toute civilisation, les arts se manifestent à travers le culte
(monuments, manuscrits et objets religieux…). La représentation
humaine n'est pas exclue dans l'art profane qui foisonne de thèmes animés,
proposant ainsi une source abondante sur les usages et la vie quotidienne de
l'époque: de somptueux tissus parsemés de personnages évoluant
au milieu des fleurs, des plats en cuivre gravés de scènes de
chasse, des céramiques agrémentées d'animaux souvent fantastiques,
ainsi que des illustrations de manuscrits littéraires ou scientifiques,
traduisent à merveille cette production.
La grande innovation fut l'introduction de la calligraphie comme élément
décoratif, en hommage à la langue arabe qui est véhicule
le Coran ; l'artiste musulman a su l'adapter à toutes les disciplines
(céramique, verre, textile, métal et art du livre). La calligraphie
jouit auprès des collectionneurs du même prestige que la peinture
ancienne et contemporaine.
L'Art dit Oriental - byzantin, copte, arménien…- utilise les mêmes
techniques et souvent les mêmes sujets, mais était surtout commandé
par les Chrétiens d'Orient.